L’avortement, oui…mais

15 septembre 2014

santé

SIMONE WEIL ETAIT-ELLE VRAIMENT POUR L’AVORTEMENT ?

 

Avant les années 70, lorsqu’une femme souhaitait avorter, les démarches à suivre étaient compliquées . Onéreuse, dangereuse, illégale, elles exposaient les femmes à de lourdes conséquences.

Nombre d’avortements étaient pratiqués à l’étranger, ou à domicile, dans des conditions précaires.

La lutte pour la légalisation de l’avortement est venue, non pas, comme on pourrait le croire, pour autoriser l’avortement en le banalisant, mais pour permettre aux femmes de ne plus avorter dans des conditions inhumaines.

Légaliser l’avortement signifiait offrir aux femmes la possibilité de faire un choix crucial et difficile dans les meilleures conditions possibles et de réaliser des actes médicaux respectant un protocole strict, respectueux de la femme et de sa santé.

La légalisation de l’avortement ne signifie pas l’apologie de celui-ci, ni de sa défense sans condition.

Avorter, est un acte qui n’est pas anodin, qui n’est pas facile, qui n’est pas sans conséquences.

Le message de Simone Weil, qui s’ets aprement battu pour le droit à l’IVG (interruption volontaire de Grossesse) a parfois été mal interpreté.

Repris comme fer de lance du feminisme, l’avortement est devenue au fil des années, une sorte de symbole sacré de la femme émancipée à ne surtout pas critiquer.

Pourtant, bien qu’il soit un droit inaliénable, l’avortment connait ses limites.

Or en France, remettre en cause certains aspects de l’avortement semble signifier bafouer les droits de la femme. La réalité est pourtant loin des idéologies.

 

L’avortement, oui…mais…

 

il n’est pas question ici de remettre en cause la légimité d’un acte médicale qui n’appartient qu’à la femme mais de tenter de percevoir ce qui se cache derrière un geste devenu si banal.

Selon l’INED, L’institut national de l’étude démographique, 172097 ont avorté en 2010. Depuis 1976 l’évolution semble plutot stable. On estime qu’environ 25 pourcent des françaises ont recours à l’avortement une fois dans leur vie.

L’ivg est donc un geste très répendu. Entierement remboursé et légale en France, on peut le pratiquer jusqu’à 7 semaines d’aménorrhées (semaines sans regles), soit 5 semaines de grossesse par medicament et … semaines aménorrhées par aspiration à l’hopital.

L’ivg médicamenteux était limité à seulement … semaines il y … ans. Mais, compte tenant des couts d’hospitalisation, et de l’avancée de la recherche, des medicaments ont ete conçus pour que le délai soit ralongés. En pratique cela signifie qu’aujourdh’ui une femme peut avorter sans anésthesie à un stade déjà avancé de sa grossesse dans le seul but de réduire les couts d’execution et de main d’oeuvre.

L’experience a montré que les conditions d’ivg medicamenteuse etaient souvent deplorable et que le protocole reglementaire n’etait souvent pas respecter.

 

Avorter seule chez soi en 2014

 

Quand Simone Weil et ses consoeurs obtenaient le droit à l’ivg sous surveillance médicale, on etait loin de se douter que moins de 40 ans après, les femmes recommenceraient à avorter à domicile sans assistance d’un professionnel de santé. L’avortment médicamenteu se fait en deu prises :

Une consultation est prévu avec un médecin de ville, un centre de santé ou un centre de planification.

Apres le délai obligatoire d’une semaine de reflexion, la patiente, prend un premier médicament : la mifépristone

Ce médicament interrompt la grossesse. Il bloque l’action de l’hormone nécessaire au maintien de la grossesse (la progestérone), favorise les contractions de l’utérus et l’ouverture du col utérin.
À l’issue de cette première étape, il peut survenir des saignements plus ou moins importants. Exceptionnellement, l’oeuf peut déjà être évacué à ce stade.

De 36 à 48 h plus tard, une deuxieme consultation doit avoir lieu pour l’administration d’un deuxieme médicament, le misoprostol.

Ce médicament augmente les contractions et provoque l’expulsion de l’oeuf dans les 4 à 24h suivante. Les contractions utérines provoquent des douleurs ressemblant à celles des règles, généralement plus fortes.

Theoriquement la loi prevoit deux consultations pour la prise de médicament ; en realité, les praticiens ne propose parfois qu’un seul rendez vous. La femme avorte alors seule chez elle quand elle n’a pas la chance de pouvoir être accompagnée par une personne de confiance.

 

des conséquences psychologiques

 

Anne C. Speckhard (1992) et Vincent M. Rue (1992 et 1986) ont décrit sous le terme « Syndrome Post Avortement » (« PAS ») une variante du syndrome post traumatique (« PTSD »). Ces chercheurs ont essayé d’établir un lien entre avortement et dépression.

Leur méthodes controversées s’appuient essentiellement sur des témoignages ou des questonnaires. La zone d’ombre de leur travail se situe essentiellement dans leur position vis à vis de l’avortement. Effectivement ces deux chercheurs et psychiatres sont des fervents détracteurs de l’IVG.

Par ailleurs les classifications qu’ils ont établies ne sont pas prise en compte dans l’étiologie et la distinction officielle des troubles mentaux.

 

Cependant, si leurs recherches peuvent s’apparenter à de la propagande anti ivg, on ne peut remettre en question totalement l’idée selon laquelle l’avortment a des conséquences psychologiques, chez la femme, comme chez l’homme ayant mis une femme enciente.

 

Voici quelques extraits de témoignages recueillis auprès de nos lectrices :

 

 

 

 

 

 

 

 

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